Hotel Designer - Hotel Architect – Maidenberg Architecture

30
Oct

Belles Demeures

Un hôtel fait son cinéma

Par Francis Blaise

C’est entre les Grands Boulevards et le Marais que vient de s’ouvrir un hôtel pas comme les autres. Dans ce quartier proche du mythique Grand Rex, le 123 Sébastopol est un hymne au cinéma, aux films et aux artistes qui ont contribué à donner ses lettres de noblesse au septième art. La réhabilitation, l’architecture intérieure et le design de ce lieu sont signés Philippe Maidenberg, avec la complicité de Jean-Paul Belmondo, Claude Lelouch, Danièle Thompson, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Elsa Zylberstein et Ennio Morricone.

Dès l’entrée (1, 2 et 3), le ton est donné. On pénètre dans un univers dédié au septième art. Sous la verrière comme un plateau de tournage, en grande partie éclairée par la lumière naturelle qui se reflète sur des tables miroir dont le piétement est celui d’une caméra à hauteur variable, le bar est animé de meubles et d’objets évoquant un plateau ou une salle de cinéma. Le fauteuil « The Director », créé par Philippe Maidenberg en hommage à Claude Lelouch, reprend les codes du fauteuil de réalisateur, avec une poche pour glisser un script, le nom du réalisateur brodé sur le dossier en fil d’or, et des surpiqûres évoquant la finition intérieure d’une Mustang. Installé confortablement, on observe la vie qui s’anime comme si on avait juste avant clamé « Action »… comme nous le suggère la grande enseigne lumineuse face à l’escalier qui descend vers les salles de projection, de fitness et de réunions.

A chaque étage sa star

C’est au sixième étage consacré à « L’As des As », Jean-Paul Belmondo (4 et 8), dominant les toits de Paris comme l’acteur a dominé le box-office, que l’on découvre le décor qui lui est consacré. Des images emblématiques et inoubliables de ses films couvrent un mur entier, et plongent le visiteur dans l’univers d’À bout de souffle, d’Itinéraire d’un enfant gâté, d’Un singe en hiver. Plus bas, c’est l’univers consacré à Claude Lelouch (5 et 9) avec de subtiles évocations de tout ce qui constitue l’univers du réalisateur. Un grand panneau rétroéclairé Comme une table lumineuse expose un tableau de pellicules authentiques de films du réalisateur au-dessus du lit, pour des rêves en technicolor. Des images de scènes inoubliables de ses films comme Un homme et une femme, L’aventure c’est l’aventure ou La Bonne Année avec Lino Ventura et Françoise Fabian, habillent la totalité du mur.

Danièle Thompson (6 et 10) a quant à elle choisi des couleurs vives et pleines, du bois clair : c’est tout un univers lumineux et chaleureux que nous propose cette femme généreuse. On trouve selon les chambres un patchwork de photographies de films, ou d’images grand format de scènes de ses plus grands films. On peut lire également ses nombreux commentaires par lesquels elle partage ses souvenirs avec son père Gérard Oury, son ami Sidney Pollack ou d’autres légendes du septième art. Les matières nobles et douces soulignent l’élégance féminine de l’ensemble, comme le parquet point de Hongrie en frêne blanchi ou le velours ras des coussins et des couvre-lits. Le mobilier design est ludique et coloré, avec en pièce maîtresse une table bureau dont le plateau est empli de pigment rose fuchsia, en hommage à Klein. Les chaises proviennent du décor du dernier film de Danièle Thompson. Pour l’ambiance dédiée à Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Philippe Maidenberg a travaillé à partir de nombreux documents et de conversations avec Agnès Jaoui, pour imaginer l’espace qui leur est consacré. Le lit est animé par les images qui habillent le mur, composé de photographies, de notes manuscrites de story-boards et de croquis qui nous font plonger dans le travail créatif du duo. Avec des rideaux en velours rouge et or évoquant le théâtre, la prédominance du bois, du parquet, le tapis kilim et des couleurs chaudes, les chambres rappellent le décor d’une scène. Philippe Maidenberg a placé des clins d’oeil aux films du duo, comme ces cravates improbables ou la moustache, encadrées comme des tableaux, évoquant le personnage principal incarné par Jean-Pierre Bacri dans Le Goût des autres.

À la fois grave et pétillante, Elsa Zylberstein (7 et 11) a construit son identité de comédienne après avoir travaillé la danse. L’univers que le décorateur a imaginé avec elle est un hymne à la féminité si particulière de l’actrice, ponctué de références personnelles à son travail d’artiste.

On pénètre dans un cocon de douceur dominé par le gris et le rose, des teintes poudrées qui évoquent le maquillage et le monde de la danse, également évoqué par une barre d’entraînement fixée au mur. La chambre est dominée par une grande tête de lit classique sculptée, avec de chaque côté, un lustre d’inspiration baroque, et un plaid en fausse fourrure, clins d’œil au mythe d’un cinéma glamour qui continue de nous faire rêver. Au-dessus du bureau-coiffeuse, un miroir vénitien reflète la lumière naturelle de la chambre, sous l’œil de Gena Rowlands et John Cassavetes dont les portraits ont été choisis par Elsa Zylberstein, grande admiratrice de leur travail. Enfin, l’une des personnalités les plus importantes et les plus influentes du cinéma mondial, le maestro Ennio Morricone a accordé sa confiance à Philippe Maidenberg pour transposer son univers. Une rencontre, des échanges entre les deux hommes ont peu à peu construit un décor associant musique et cinéma. Pièce emblématique de cette collaboration : une partition originale manuscrite, envoyée par fax en contribution à la conception de l’hôtel, et reproduite en format géant pour habiller tout un mur. Au-dessus du lit, un moulage des mains du maître entoure un écran diffusant l’un de ses concerts, à écouter avec le casque mis à disposition, pour revivre instantanément les plus grands classiques du cinéma. De chaque côté du lit, des caisses claires de batterie, surmontées d’éclairage pour pupitre, font figure de chevets.

Le design est épuré, avec en pièce maîtresse le bureau spécialement conçu comme un piano droit laqué noir, et complété par un tabouret de concert. Le velours des tissus, le parquet de bois noir et le tapis reproduisant une partition en négatif créent une ambiance feutrée, propice à l’écoute de la musique. Un nouveau lieu étonnant et élégant qui l’espace d’une nuit ou d’un plus long séjour nous met sous les projecteurs à la façon d’une star de cinéma et nous fait découvrir l’univers de ces personnalités hors du commun.

HÔTEL 123 SÉBASTOPOL

123, boulevard de Sébastopol. Paris

29
Oct

Artravel

Hôtel particulier

Texte : Lime Mistral. Photos : CP.

Si notre capitale manque cruellement de projets d’envergure, elle regorge de petits trésors qui ne demandent qu’à être découverts. De toute évidence le Joyce Hôtel en fait partie. Conçu et rénové par l’architecte designer Philippe Maidenberg, l’établissement est un mélange audacieux de confort, d’élégance et de clins d’œil déco.

Pour preuve les trois horloges dessinées par George Nelson et éditées par Vitra ou le fauteuil africain de Cheick Diallo. Quant à la fibre optique qui illumine le parquet, elle vous conduit vers un petit salon lové près d’un mur en pierre – canapés Designer Guild et suspensions Polspotten. Toute l’originalité réside dans la salle à manger du style Eiffel. Située sous une immense verrière, on y retrouve des fauteuils Thonet des années 50, des sièges en cuir de voitures anciennes et des poupées en bois de Girard… Les 44 chambres de l’hôtel dont une junior suite sont toutes différentes tant par les couleurs que le mobilier et expriment un confort douillet toujours dans l’esprit de l’hôtel.

Lumineux et poétique, le Joyce Hôtel est un écrin protégé de l’animation parisienne, à l’abri du bruit. Les soirées sont douces et calmes pour des moments de sérénité non loin des théâtres du 9ème arrondissement de Paris. A une centaine de mètres seulement n’hésitez pas à pousser la porte du restaurant « Les Comédiens »… pas très Artravel dans le style, mais ce n’est pas grave, nous on adore ! Et puis Charly le patron saura vous accueillir avec classe…

21
Oct

Stroitelstvo

21
Oct

Madame Figaro Japon

21
Oct

Elle Japon

21
Oct

Figaroscope

Quoi de neuf ?

Voici un nouvel « hôtel-écrin » niché au coeur du 9e arrondissement, avec 44 chambres dont une suite (de 180 à 380 €), toutes décorées dans un esprit gai et coloré par Philippe Maidenberg. L’architecte fait des clins d’oeil au design historique (horloges de George Nelson, sièges Thonet…) mais aussi contemporain (chaises Starck, Patricia Urquiola…). Sur les murs et les carrelages, on retrouve les dessins impertinents de Fornasetti.

29, rue la Bruyère (9e). Tél. : 01 55 07 00 01.

17
Oct

Spain Travel and Business Magazine

“Petit déjeuner avec diamants” à l’Hôtel 123

Il y a quelque chose d’impalpable à l’Hôtel 123 qui rappelle l’univers chic et juvénile des comédies d’Audrey Hepburn. Le hall plante le décor de cet hôtel bijou joyeux situé au cœur du fameux Faubourg Saint-Honoré : couleurs caramel chaudes, lampes éthérées faites de plumes blanches ou de cœurs de cristal rouge, sol parsemé d’étoiles scintillantes et bar lamé d’argent. La même fraîcheur et fantaisie (la signature de l’architecte Philippe Maidenberg) imprègne les 41 chambres et suites, leur donnant une atmosphère familière et d’une certaine façon féminine qui, d’après le personnel de l’hôtel, est particulièrement attirante pour les hommes d’affaires…

15
Oct

Zepros Restauration

Les mets choisis de Christophe Hay

Chef exécutif du Groupe Bessé Signature, Christophe Hay s’empare du décor design, urbain et coloré de l’architecte Philippe Maidenberg pour lancer la nouvelle table de l’Hôtel Bel-Ami, Les Mots passants*. Là, secondé par Christian Mve Sho, il y propose une carte courte et fraîche, qui change 4 fois par an, au rythme des saisons et à partir de produits de qualité rigoureusement sélectionnés, tels Annie Bertin de la Ferme de Biot, à Vende’, entre Fougères et Rennes, pour les légumes bio de saison ; Vincent Doucet, pêcheur breton ou encore la coopérative Sicaba au cœur du bocage bourbonnais pour des viandes bio. Formules du déjeuner à 21 et 29 €, carte des vins de 28 € à 90 €. Brunch de 11 heures à 15 heures le samedi et le dimanche.

*7-11, rue Saint-Bene 75006 Paris

15
Oct

Univers Luxe

Une 5ème étoile pour l’Hôtel Bel Ami à Saint Germain des Prés.

Conçu dans l’ancienne imprimerie qui édita « Bel Ami », le premier roman de Guy de Maupassant, l’hôtel Bel Ami se distingue entre autres par la diversité et l’originalité de ses chambres, notamment celles signées par l’architecte Philippe Maidenberg. Gaies, chaleureuses et dotées de belles matières, ces nouvelles chambres aux tons rose et vert acidulés étonnent par leur look contemporain et leur luxe discret. « La clientèle qui fréquente les hôtels design souhaite vivre de nouvelles expériences et profiter de couleurs et de matériaux qui ne se trouvent pas partout, explique Laurence Guinebretière, directrice générale. Ces chambres offrent un cadre et un concept différents où l’on se sent vite à l’aise et où chaque détail insolite se veut inoubliable. »

Auréolé depuis quelques mois d’une 5ème étoile, cet hôtel qui se situe à deux pas des mythiques cafés Le Flore et Les Deux Magots, se distingue aussi par l’excellence de ses prestations. A la fois intimiste et vivant, le Bel Ami Bar propose des cocktails savoureux et une carte signée Christophe Hay, réalisée à base de produits bio. « Notre volonté est de mettre le Bel Ami au centre de Saint Germain des Prés, poursuit Laurence Guinebretière. Ainsi nous organisons régulièrement des événements et des osirées littéraires auxquels se joignent des acteurs et artistes connus. »

Pensé également pour recevoir réunions d’affaires et séminaires, le Bel Ami offre diverses salles de conférence dotées d’un équipement ultra-moderne, ainsi qu’un carré VIP pour l’accueil des hôtes privilégiés. Avec l’ouverture récente de son espace bien-être Esthederm, qui décline des soins visage et corps au féminin comme au masculin, le Bel Ami se veut un hôtel à la fois vivant et empreint de sérénité, au cœur de l’un des quartiers parisiens les plus prisés.

15
Oct

Vivre Côté Paris

Hôtel intersidéral

Avec un nom de baptême emprunté à la muse du peintre Henner, une palette où le bleu azur campe l’humeur du jour, un décor à l’esprit bien trempé, le Joyce Hôtel donne le change de l’antimorosité. Par Noémie Barré. Photos Claude Weber.

Dès l’arrivée, un comptoir compilant des tours Eiffel annonce la couleur. Premier clin d’œil de bienvenue, premier sas de décompression. Fraîchement éclose au cœur de la Nouvelle Athènes, cette halte vaut le séjour ! Du lobby au sixième étage, l’architecte Philippe Maidenberg jongle avec les symboles, utilisant les codes de l’hôtellerie et du voyage comme un véritable terrain de jeu. Le tempo est donné, l’humeur aussi. Dans le hall d’accueil, les horloges indiquent l’heure de Paris, de la Lune et de quelque part ailleurs… Des globes terrestres lumineux et des leds incrustées dans le sol balisent le chemin des globe-trotters en apesanteur parisienne ; suspendu à la charpente métallique, un nuage fait écho aux films aériens diffusés sur les écrans… Sous la verrière, des morceaux d’atmosphère se reflètent sur les plateaux-miroirs des tables. Et des sièges de voiture, des fauteuils Thonet, années 1950 et des chauffeuses accueillent les clients au petit déjeuner. Un voyage intersidéral qui se déroule à ciel découvert. Pour continuer la visite, suivez les étoiles constellant l’escalier, l’ascenseur et les couloirs. Puis découvrez derrière la porte des chambres, quelques notes bien masculines : moquette prince de Galles, penderies tendues de flanelle à rayures tennis, couvre-lits en milleraies bicolores. Et pour réveiller cette gamme de gris, oreillers et lampes de chevet Jieldé, s’habillent de rose, bleu ou vert acidulés. Vivifiantes, dès le réveil, les salles de bains nous propulsent à la vitesse de la lumière jaune ou rouge, au cœur d’une journée bien remplie, salués au passage par les soleils de faïence de Fornasetti. Jeau graphique cette fois, les murs blancs sont utilisés comme une feuille de papier. Des élévations d’architecte tracées en noir campent le décor. Têtes de lit capitonnées ou cannées, moulures ou bibliothèques, cadres ou appliques à pampilles finement dessinées se réinventent, dans chaque chambre. Un hôtel qui a choisi la voie des étoiles pour rêver… Mais qui s’est aussi engagé sur la voie éco-responsable en optant pour des sources d’énergie, des équipements et des produits d’entretien adaptés à la sauvegarde de la planète. Un supplément d’âme qui fait écho aux attentions quotidiennes : pains Moisan et fruits bios au petit déjeuner, gamme Cosmebio N Ki à l’heure du bain. Humour, esprit, respect de l’environnement… pour séjourner positif.

44 chambres (3 pour handicapés) et 1 Junior suite.

15
Oct

Résidences Décoration

Paris bouge

Crise ou pas, les nouvelles adresses foisonnent. Du bistrot bon plan à l’hôtel de quartier en passant par des adresses chics à l’abri des regards, la capitale continue de nous surprendre. Par Virginie Seguin.

[…]

Etonnant […], le Joyce s’inspire de l’atmosphère arty du 9e arrondissement entre cabarets et ateliers d’artistes (29 rue la Bruyère). Pour ce relooking pour le groupe Astotel, Philippe Maidenberg a mixé ses propres créations de mobilier à des clins d’œil, tels que la réception au comptoir orné de tours Eiffel ou encore des têtes de lit remplacées par du papier peint dont le motif représente des bibliothèques, évocation du passé littéraire du quartier où vécurent Georges Sand et Victor Hugo. Les Parisiens qui ne cherchent pas de chambre 4-étoiles profiteront du tea time pour découvrir les produits bio servis au petit déjeuner sous une verrière zénithale. […]

15
Oct

Nouvel Obs

Gros plan : l’Hôtel Joyce

Au cœur de Paris. Ce 3-étoiles chic et charme se veut résolument bio et multiplie les initiatives pour l’environnement : tri des déchets, sources d’énergie renouvelable à hauteur de 50%, équipement écolo et récup’. La très élégante salle des petits déjeuners aligne, face à des fauteuils Thonet, des sièges de BMW recyclés. Superbe ! Meubles Starck et Patricia Urquiola, flanelle Jasper Conran et carreaux Fornasetti, stations iPod et bar sans alcool gratuit… M.A

15
Oct

Le Point

Escale joyeuse à Paris

Philippe Maidenberg est de ces architectes qui vous transportent en un rien de temps dans un univers bien à eux, loin des chichis et des concepts hôteliers qui se prennent trop au sérieux.

Ouvert en décembre 2009 dans le 9e arrondissement de Paris, l’Hôtel Joyce est tout à son image : inventif, chaleureux et plein d’esprit, « j’avais envie d’un endroit drôle et léger», ajoute-t-il. Objectif atteint. Comme en témoigne, dès l’entrée, l’étonnante salle des petits déjeuners située sous une grande verrière de style Eiffel, puits de lumière exalté par d’innombrables miroirs reflétant le ciel, le mur de végétation et le grand nuage animé suspendu dans les airs. Un spectacle permanent que l’on appréciera plus encore une fois installé sur les chaises Thonet ou sur la longue banquette en cuir, composée de sièges de voitures de luxe.

Dans la même veine audacieuse, les 44 chambres (dont 1 suite) sont accessibles par un ascenseur ou un escalier étoilé. Toutes arborent une atmosphère feutrée, doublée, pour certaines, d’une terrasse ou d’une jolie vue sur les toits. Dominante de noir et blanc, bibliothèques en trompe l’œil, coussins aux couleurs vitaminées, flanelle sur les portes des armoires, imprimés prince-de-galles (scannés à partir du pantalon de l’architecte) sur les moquettes… De pièces design en trouvailles ingénieuses, l’Hôtel Joyce s’impose comme une bouffée de gaieté et d’air frais dans la capitale ■ MARION TOURS

15
Oct

Le Point

1, 2, 3… Action !

Novembre 2013

Philippe Maidenberg n’en est pas à son coup d’essai. Après avoir mis en scène l’univers de la musique (à travers Jacques Higelin, Manu Katché, Rickie Lee Jones…) à l’hôtel du Triangle d’Or, l’architecte s’attelle au cinéma. Et quel cinéma ! Jean-Paul Belmondo, Claude Lelouch, Danièle Thompson, Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Elsa Zylberstein, Ennio Morricone : tous ont donné de leur temps — et de leur âme — pour la décoration du lieu, concédant croquis, photos, scénarios, pellicules, notes manuscrites, story-boards, décors de tournage et objets personnels. On retiendra notamment les chaises en polycarbonate rouge transparent (en haut) tout droit sorties du dernier film de Thompson, « Des gens qui s’embrassent ». Ou, plus iconiques encore, les cravates et la fameuse moustache de Bacri immortalisées dans «Le goût des autres ». Un florilège de détails qui témoigne de l’implication des stars sollicitées. Et confère à l’ensemble une véritable authenticité. A l’instar des nombreux clins d’œil au septième art : fauteuils de cinéma, pieds de caméra pour les tables, lampes de projecteur suspendues, coussins figurant l’objectif d’une caméra, flight case pour les vasques des salles de bains… Et, clou de l’établissement, une salle de cinéma installée au sous-sol. Ne reste donc plus qu’à prendre un ticket… Pour la nuit ■ MARION TOURS

Hôtel 123 Sébastopol, 123, bd de Sébastopol, Paris 2e. A partir de 280c la nuit. 01.40.39.61.23, www.astotel.com.

15
Oct

Demeures et Châteaux

Version Hollywood

Le 123 Sébastopol, nouveau 4 étoiles parisien a choisi de miser sur une décoration inspirée du 7e art.

Cet hôtel devrait ravir les cinéphiles ! A l’intérieur du 123 Sébastopol, toute la décoration a été pensée pour rappeler le décor d’une salle de cinéma ou d’un plateau de tournage. Cet établissement est l’œuvre de l’architecte Philippe Maidenberg et de tous les artistes qui ont accepté de le suivre et de lui donner leur vision personnelle de leur art. Résultat, le 123 Sébastopol est un hymne à la culture et à l’art de vivre parisien, grâce à un emplacement idéal, entre l’opéra, les grands boulevards, le sentier, le quartier de Beaubourg et celui du Marais. Cette partie du centre de Paris est historiquement liée au cinéma avec la présence de la mythique salle du Grand Rex, depuis les années 30, et l’ancienne salle Sébastopol dont la façade imposante a marqué le boulevard du même nom jusqu’en 1986, avant de fermer ses portes. C’est face au théâtre de la Gaîté Lyrique que se dresse ce nouvel établissement qui entend créer un lien entre les différents quartiers du centre de Paris. Lumière !

A l’intérieur, c’est au Septième Art que le lobby rend hommage. Au cinéma français et européen, au mythe des salles de cinéma américaines. Il suffit de se servir un cornet de pop corn à la machine mise à disposition des visiteurs et la visite peut commencer ! La verrière a quant à elle été pensée comme un plateau de tournage. En grande partie éclairée par la lumière naturelle et reflétée par des tables miroir dont le piètement est celui d’une caméra à hauteur variable, le bar est animé de meubles et d’objets évoquant un plateau ou une salle de cinéma. Le fauteuil The Director, créé par Philippe Maidenberg en hommage à Claude Lelouch est fabriqué et diffusé par Silvera. Il reprend les codes du fauteuil de réalisateur, avec une poche pour glisser un script, le nom du réalisateur brodé sur le dossier en fil d’or, et les surpiqûres évoquant la finition intérieur d’une Mustang. Installé confortablement, on observe la vie qui s’anime comme si on avait juste avant clamé « Action »,… comme nous le suggère une grande enseigne lumineuse.

11
Oct

Paris Capitale

123 Sébastopol Hôtel – Comme au cinéma !

Juste en face de la Gaîté lyrique, ce nouvel hôtel 4 étoiles du boulevard Sébastopol déclare sa flamme au 7e art. Le comptoir d’accueil ressemble à un guichet de salle de cinéma américaine, le mur d’entrée avec ses moulages de mains — clin d’œil aux étoiles d’Hollywood – donnent le ton voulu par l’architecte Philippe Maidenberg. Sur six étages, les soixante-trois chambres ont été réhabilitées avec la complicité d’acteurs. Jean-Paul Belmondo, Claude Lelouch, Danièle Thompson, le duo Agnès Jaoui/Jean-Pierre Bacri, Elsa Zylberstein ou bien Ennio Morricone ont tous joué le jeu et donné un peu de leur intimité. Punching-ball près d’un espalier faisant office de tête de lit et dessus de lit rappelant un peignoir de boxeur dans les chambres Belmondo; décor de pellicules en noir et blanc, bobines de filets empilées en guise de chevets dans celles de Lelouch; chaises venant du décor du dernier film de Danièle Thompson, Des gens qui s’embrassent, pour une chambre à son nom. Mention spéciale pour la 424, dédiée à La Boum! Dans un hôtel où le cinéma est à tous les étages, une salle de projection s’imposait en plus des services attendus dans un 4 étoiles : lobby, bar, espace fitness.

123 Sébastopol. 123, boulevard Sébastopol, V. Tél. 01 40 39 61 23. www.astotel.com